corse hebdo mai 2011.pdf
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Ma femme comprend peu que je ne sois pas fixé sur mon sort et n’imagine pas que je puisse être « sacrifié » sur l’autel de la pondération des voix. Je me prépare et prépare cependant les miens à cette hypothèse. Je demande de croire que je n’ai pas souffert de cette situation, des interminables conciliabules, des improbables rumeurs et des petites lâchetés qui ont fini d’enlever mes dernières illusions sur la condition humaine dès lors qu’il est question de pouvoir.
Seules deux secondes m’ont véritablement blessé.
La libre conversation que je nourris avec ma femme est subitement happée par la candeur et l’ingénuité d’un enfant de dix ans. Ma fille me fixant du regard, interroge son père : « Pourquoi ils ne veulent plus de toi papa ? »
C’est long deux secondes pour un homme à qui on prête une certaine répartie. C’est surtout long deux secondes pour un enfant de dix ans. Très long.
J’ai puisé, je crois, dans ces deux secondes d’éternité, une force, une détermination qu’on ne soupçonne pas. Cette détermination n’a rien à voir avec de la rancœur ou des germes de revanche ; cette force a tout simplement à voir avec l’idée que l’on n’a pas le droit, lorsqu’on est engagé en politique, de laisser sans réponse un enfant de dix ans qui vous demande de lui construire son avenir
Nous avons réuni plus de 250 personnes ce samedi à Ajaccio à l’occasion du premier anniversaire d’Une Nouvelle Corse. Plus que le nombre, qui pourrait se suffire à lui-même pour parler de succès, c’est la ferveur, l’enthousiasme des participants qui a marqué les esprits. Un cortège de compliments a clôturé la soirée. Le plus beau d’entre m’est venu d’un homme qui a vécu bien des combats électoraux : « Merci, a-t-il lancé, vous nous avez redonné l’espoir ».
Philippe Sollers
Le sommeil de ce blog n’était pas un abandon, moins encore, le reflet d’une léthargie de l’action. Simplement les mots ont leur tempo et les miens avaient besoin de puiser dans tant et tant de rencontres la source de leur terreau. Ma réflexion et nos actions poursuivent d’autant plus leur chemin que la situation politique globale évolue. J’ai, comme d’autres, passé l’hiver à sillonner la pensée des hommes et des femmes de cette terre. Les échanges et les prolongements confortent la piste initiale qui reste la conviction profonde de notre groupe : une droite régionaliste distincte des dogmes nationaux existe bel et bien. Il s’agit toujours de rassembler autour d idées nouvelles d’identité, de progrès et de proximité avec ce peuple. C’est aussi finalement une révolution du discours politique qui prend ainsi des formes opérationnelles et permettra à cette droite locale de vivre et de grandir dans le paysage de demain. L’attente des populations est clairement exprimée et nous devons par un engagement clair incarner cette voix populaire et singulière, celle d’une communauté de pensée qui appelle un autre modèle.
La date du 11 décembre est à marquer d'une pierre blanche pour "Une nouvelle Corse"
Le mouvement a franchi une nouvelle étape de sa jeune existence en réunissant ce samedi plus de 150 personnes sans forcing médiatique et à la seule faveur de quelques courriers d’invitation. Des élus nombreux sont venus s’engager activement à nos côtés, d’autres sont venus dire tout l’intérêt qu’ils portaient à notre démarche.
La preuve est désormais faite que notre analyse trouve ancrage dans l’opinion et parmi les élus locaux...
Une Nouvelle Corse effectuera bientôt sa rentrée politique. Fort des échanges que nous avons nourri des mois durant avec la population et ses relais locaux, il me semble important de rappeler quelques principes qui ont fondé la démarche et qui plus que jamais sont d’actualité :
Une Nouvelle Corse est un mouvement politique libre, qui ne saurait être inféodé à un parti ; pas plus l’UMP que tout autre parti ne saurait donc nous considérer comme un satellite ou une entité dissidente ; c’est cette tentative de caporalisation qui nous a conduit à l’échec ; manifestement, certains n’en ont toujours pas tiré les leçons !
J’ai lu quelque part que je « crachais dans la soupe » ; j’aimerais bien savoir de quelle soupe il s’agit ; il est vrai que ceux qui ont dressé le plan de table se sont servi les premiers…
Qu’il soit dit, écrit et bien compris que je n’appartiens plus à l’UMP ; je reste en dépit de tout un gaulliste, fier de mes engagements passés mais tout aussi soucieux d’émancipation : les corses attendent qu’on leur parle de la Corse et je reste convaincu qu’il existe une place pour une démarche régionaliste et toute régionaliste; il faudra bien qu’on apprenne que la différence et la diversité sont sources d’enrichissement.
Je crois plus que tout que la Corse est en train de changer et que les grands partis nationaux qui ont d’autres vertus par ailleurs ne sont pas en capacité de suivre et moins encore d’anticiper ces mutations.
Je veux avec d’autres faire le pari de l’excellence, de la compétence, de l’intelligence collective sur des sujets fondateurs. Les querelles de pouvoir que nourrissent certains esprits m’intéressent si peu ; si encore cette agitation s’avérait fertile…
Parce que j’ai aimé ce club jusqu’à y laisser un peu de mon sang et de ma chair un soir de mai 1992, il m aurait été difficile de me soumettre à une discipline de groupe ou d’intégrer les contraintes financières de la CTC. C’est un geste qui fait appel à l’irrationnel dont avait besoin le Sporting, celui de la madeleine de Proust au plus loin des souvenirs d’enfance.
Je suis réellement soucieux des finances publiques, tout autant que je suis résolument engagé contre les pratiques de Paul Giacobbi mais pas contre un club qui m’a fait rêver, me transportant comme d’autres loin des épaisseurs du quotidien. Laisser mourir le Sporting c’était quelque part renoncer à mes rêves. Et les rêves ont un prix...
U sporting un si po lascia more
Je le dis sans détours et sans ambages : je n’ai pas compris le comportement d’une partie du groupe de droite. Il m’eut paru naturel que le groupe élu par des voix de droite présentât un candidat issu de ses rangs ; à moins que des stratégies souterraines et occultes n’aient sous tendu cette démarche…. C’est ce manque de lisibilité qui nous a fait perdre et je crains que toutes les leçons de l’échec ne soient encore tirées à ce jour
Redevenons nous-mêmes : c’est à cette seule condition que nous pourrons envisager la reconquête de nos idées et de nos électeurs !!!!
Mais l'avenir appartient forcément à ceux qui se demandent "comment".»
Bernard Werber
Il y a la langue de bois et puis il y a la parole des hommes.
Dans le premier cas, il s’agit d’un assemblage, boulier savant de phrases, sophisme.
Je retranche, je retiens, j’assemble, je manipule.
Du reste, le résultat, pour inutile qu’il soit, est souvent convaincant.
Les mots clés sont à leur juste place : promesses indécentes, avantages, avenir lumineux sans tracas, engagement fallacieux.
Le citoyen n’est pas dupe face à telles manœuvres, l’amertume et la défiance devant la classe dirigeante sont nées de ce sel.
Cependant, la véritable politique est ailleurs, dans une authentique et quotidienne implication humaine.
Le projet naît de la rencontre : pas dans un amont de dossiers, dans un travail hermétique et mutique de bureau mais au contraire dans le brouhaha de lieux publics où les voix se singularisent.
Dans les individus et les affirmations qui se croisent et s’écoutent.
UNE NOUVELLE CORSE vient à vous, elle prend le temps de discuter, d'entendre et de comprendre.
En cela, elle s’affirme novatrice et unique.
Elle ne se base pas sur les cendres de destructions révolutionnaires, elle ramifie plutôt des tendances, elle s’élance ouvertement sur le bond de consciences sorties du silence.
Rejoignez-nous dans l’échange, la force saine ne peut surgir que de dialogues véritables, nous venons à vous et vous avez la parole : prenez-la !

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