La marche blanche

La mort dramatique d’Antoine CASANOVA nous renvoie à des sentiments spontanés et à des interrogations de société profondes.

Bien entendu la disparition d’Antoine nous attriste et mes pensées vont  en premier lieu vers sa famille et ses amis à qui le destin tragique vient d’arracher un être cher.

Mais ce geste irréparable doit interpeller les consciences  et nous engager durablement vers une réflexion soutenue. Le port d’armes à feu  par des jeunes témoigne tant d’une souffrance de la société que d’une banalisation de la violence. Chacun, quelque soit son statut ou son écho,  doit contribuer à faire évoluer les comportements et à engager les jeunes corses vers les voies de l’apaisement.

C’était le sens de ma présence à la marche blanche organisée à Corte hier.
     Tout en marchant, deux questions me venaient à l’esprit : j’ai marché voilà des années pour dire « basta » suite à l’assassinat de Claude Erignac et j’espérais en ce temps un sursaut. A-t-il eu lieu ?
      Enfin, voyant cette foule compacte silencieuse et plurielle, j’ai rêvé à une Corse qui soit aussi rassemblée  pour bâtir qu’elle peut l’être comme ce jour dans la détresse. Quand notre propension solidaire devant les drames saura-t-elle se muer pour fédérer des énergies positives ?




Jeudi 11 Février 2010

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