Le décès de Philippe SEGUIN

Je souhaite dire combien la disparition de Philippe Seguin m’attriste : Si les éloges posthumes  sauront dire que la France perd un de ses plus éminents serviteurs, je veux pour ma part indiquer sans fausse pudeur que Philippe Seguin faisait partie des hommes rares qui ont fondé mon engagement public : homme d’exception et donc d’excès, il portait fiévreusement, fièrement les valeurs de la République, qui n’avaient rien de galvaudées ou d’archaïques mais qui représentaient une chance pour les hommes qui, comme lui, doivent tout à leur talent. Ce qui passait pour de l’intransigeance n’était que la force indomptable de ses convictions qui jamais n’assouplirent son échine. Je veux me souvenir d’une conférence qu’il donna il y a un an à Bercy à laquelle j’eus le privilège d’assister : avec brio, hauteur de vue et perspectives, il sut nous décrire les atouts de la France dans le contexte de crise mondiale et marquer un respect presque paternel pour les apprenants intimidés par le magistère moral qu’il exerçait naturellement.
Je pense qu’il y a une voie en politique pour la rigueur, l’honnêteté intellectuelle et les valeurs morales, pour l’intelligence au service des autres et pour ceux qui ont la prescience de leur peuple.
Philippe Seguin avait su emprunter cette voie difficile que je crois le bon chemin.














Vendredi 8 Janvier 2010

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