J’ai pour ma part pensé dès les premières heures que le peuple avait parlé et qu’il me paraissait pour le moins artificiel de rattraper par des combinaisons ce que le suffrage universel nous avait ôté. Après tout, près de trois quarts des électeurs nous ont voté contre !


S’est profilée durant ces heures assez surréalistes, la tentation d’un rapprochement avec les nationalistes. Je veux être clair sur ce sujet : je n’ai pas attendu les résultats du scrutin pour entretenir avec la famille nationaliste des rapports de confiance que je crois partagés. Je crois même avoir été en pointe sur certains sujets, je pense notamment à l’officialisation de la langue corse, thème sur lequel j’étais bien isolé il y a encore quelques mois …Pour aller plus loin, je pense que ma famille a intérêt à envisager une donne désormais enracinée dans le corps électoral. En clair, il m’apparaît naturel de songer à des contrats de gouvernance sur des bases programmatiques. Seulement voilà, cela il faut le dire au corps électoral : or aucun article, aucune déclaration, aucune ligne n’avait préparé nos électeurs à cette hypothèse ; je suis pour ma part trop respectueux du suffrage universel pour m’aventurer dans une voie qui n’aurait pas été validée par les électeurs. Pour le reste je crois que la confiance ne se décrète pas elle se construit avec le temps et avec des preuves…



Jeudi 25 Mars 2010

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