Nous avons rassemblé ce que je nommerais notre base incompressible, sans rayonner au-delà. J’y vois plusieurs raisons :
- La volonté de changement qui, après 26 ans de pouvoir habite le corps électoral, en vertu d’une règle empirique incontournable en politique : celle du balancier.
- Un réflexe national assez classique de rejet de la politique nationale qui se manifeste durant les scrutins intermédiaires : l’élection régionale n’y échappe pas et la majorité « paie » son soutien à Nicolas Sarkozy.
- Le principe de la liste unique qui présente l’avantage d’un rassemblement à priori a entrainé des conséquences prévisibles : c’est moins le choix des hommes et leur positionnement sur les listes qui a posé souci (encore que !) que le fait de laisser certaines « personnalités » sur le carreau : eh oui, l’éternel problème des égos, source de tous nos maux!
- Enfin et surtout, je reste persuadé que le modèle de composition des listes consistant à additionner des forces municipales est à reconsidérer : l’électorat est aujourd’hui libre et c’est une bonne nouvelle. Nous avons à méditer le score des nationalistes modérés, qui, sans une mairie, sans instrument, sans subvention à distribuer ou d’emploi public à offrir, recueille près de 24 000 suffrages. Tout cela avec une image et un message. Quelle est notre image, quel est notre message aujourd’hui ?
Ce constat étant posé, l’heure des choix impose le sursaut : voulons nous les forces socialo-communistes dirigent la Corse, voulons nous que la CGT guide notre politique des transports, voulons nous que nos communes soient asservies à une politique d’aide clientéliste, voulons nous que la pulitichella façon mairie de Bastia (un tour le père, un tour le fils, quel scandale !) gagne les rangs de l’Assemblée de corse.
Souhaitons-nous cela ?
Allez, peuple de droite, réveille-toi!
Aux urnes dimanche !

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