"Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté".

Gramsci



  Volontairement j’utilise dans mes articles un  vocabulaire teinté d’optimisme et d’une détermination positive. J’entends déjà les commentaires qui taxeraient hâtivement mon discours de deux travers : celui du langage politicien formaté qui apaise pour endormir, et celui plus dangereux de l’imbécile heureux qui rêve un monde manichéen et sans entraves.

Je ne crois pas que le monde puisse être sauvé par une seule volonté aussi audacieuse soit-elle. Cependant la résignation et l’inaction ne sont pas dans mon caractère. 

 Il s’agit en réalité dans mes précédents écrits de pensées inachevées, tronquées de leur complexité. Ce blog n’a pas la vocation d’exprimer mes idées de façon exhaustive. Disons qu’un concentré de mes réflexions apparaît ici, réduit par le canal même. J’exprimerai en temps et lieu voulus mes opinions marquées. Cependant je crois que le dialogue est constructif quand en toute franchise il s’exprime, clair et calé dans un échange régulier. Je voudrais  ainsi simplement décrypter et analyser les avenirs qui s’annoncent (et ne pas croire inévitables les problèmes), et, simultanément, évaluer et activer la possible émergence de mouvements novateurs auxquels je crois fermement. Autrement dit, sans négliger le questionnement, sans oublier l’indispensable mesure des failles qui rythment le mouvement d’une réalité locale complexe, je pense mes convictions politiques en termes de gageure et d'intégrité. A l’opposé du fatalisme menant au renoncement, contraire de la même façon à l’optimisme béat, je voudrais orienter le pessimisme ambiant qu’une crise mondiale et qu’un volcan lointain dérèglent vers l’affirmation que les pires peuvent toujours être évités. Par notre vigilance, notre éveil intellectuel et créateur d’actions concrètes pour éventuellement provoquer d’authentiques avancées vers un monde  sinon meilleur, du moins cohérent et lucide. Mes motivations sont sincères, poussées par des évidences, par l’attention quotidienne que j’accorde à la société qui change. Politiquement dans un climat confus et agité, je cherche une clairière et son cheminement. Ce sont, je le sais, des routes ardues, des luttes sans confort. C’est surtout une avancée qui se doit d’être solidaire.



Jeudi 22 Avril 2010

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