A travers une motion adoptée hier à l'unanimité, notre groupe s'est hier prononcé pour la reprise des négociations entre les marins grévistes et les directions des compagnies CMN et SNCM.
Si le consensus commande la rédaction d'un texte dépouillé, nous n'avons pas manqué de faire valoir, lors des discussions, que notre économie est chaque fois plus fragilisée par ces mouvements.
Nous continuons à penser que l'instauration d'un service minimum, pour peu qu'il soit respectueux du droit de grève, est une garantie à apporter au service de la Corse.
A l’occasion de la dernière session, notre groupe a rejeté une motion qui demandait la gratuité des transports pour les familles de détenus incarcérés hors de Corse. Plusieurs raisons nous ont motivé :
- A l’heure des choix qu’impose la tension des finances de notre collectivité, les couts de la mesure (estimés entre 1,5 et 2 millions d’euros) n’avaient rien d’anodin.
- Le rapprochement des détenus est la loi tout simplement ; il appartient aux services de l’Etat de veiller à son application. Notre collectivité ne saurait s’y substituer .
- Enfin et surtout, cette mesure introduisait de notre point de vue un élément discriminant qui menaçait l’équilibre général de notre désserte. Le risque était grand de voir d’autres catégories venir légitimement solliciter notre aide ; je pense notamment aux populations précaires et aux patients ayant besoin de soins particuliers.
Ainsi, pour sensible que nous soyons à la condition des familles de prévenus, qui n’ont pas à être pénalisées, nous avons agi en responsabilité et sans faux fuyants ...

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