Beaucoup de ceux qui adhèrent à mon parcours sont surpris de mon positionnement sur la liste.

Quelques explications et des raisons d’espérer :

1)      J’y suis (c’est avant tout ce qu’il faut retenir) et les places étaient « chères » tant l’exercice fut contraint ; je m’honore donc d’être le 14ème homme de la liste UMP.

2)    Ma position est une place éligible en cas de victoire et les bancs de l’assemblée ne sont pas, eux, numérotés : ceux qui m’ont suivi ont, je pense, davantage été marqués par mon travail durant six ans que par mon positionnement sur la liste de 2004 (qui s’en souvient du reste ?)

3)    J’ai moi-même regretté que l’investissement d’une mandature ne soit pas plus valorisé ou plus lisible  mais en dépit des regrets et des amertumes qui ne doivent durer qu’un temps,  j’entends donner le maximum pour faire triompher ma famille car l’heure est désormais importante : rien ne serait plus stupide que d’aller à cette élection en roue libre et créer les conditions d’une défaite ; il faut donc se mobiliser car je veux par-dessus tout continuer à servir la Corse et représenter mes idées, pour mieux satisfaire encore celles et ceux qui m’ont encouragé jusqu’alors. Et mieux préparer l’avenir…

Mercredi 17 Février 2010

Actualités

Une interview pour le journal de la Corse...

1- A quelques jours de la clôture du dépôt des listes pour les élections territoriales, la droite n'a toujours pas communiqué l'architecture de sa liste. Pourquoi tant de difficultés dans l'élaboration de cette liste?  Je remarque que cette situation n’est pas propre à la droite. La constitution d’une liste est une alchimie subtile qui doit concilier tant de principes auxquels sont attachés les électeurs : compétence, renouvellement, parité et ancrage territorial. La démarche est rendue plus compliquée par le mode de scrutin qui oblige à l’union là où la dispersion était presque de règle, il y encore six ans.


2- Président du groupe à l'Assemblée, à quelle place ambitionnez-vous de figurer? Visez-vous un siège à l'Exécutif? Si oui, lequel?

A l’heure où l’on se parle, je suis disponible pour continuer à servir la Corse et faire valoir mes idées…

3- Une gauche désunie, des nationalistes modérés réunis, quelles sont les chances pour la droite de remporter ces élections? Avec quelle formation peut-elle faire alliance au second tour? 
D'après un sondage réalisé par l'Ifop pour France 3 Corse, Radio Bleue Frequenza Mora et Corsica, la droite recueillerait 30% des intentions de vote pour le premier tour, mais serait dépassée de deux points par la gauche au second tour. Que vous inspire ce sondage qui précise que 58% des personnes interrogées envisagent de voter?
Un sondage  ne donne et fort heureusement  que des tendances. J’observe que les sondés donnent une prime à la lisibilité et à l’union. Pour le reste il est un peu tôt pour parler de stratégie de 3ème tour. Je suis pour ma part très favorable à toute ouverture qui s’exercerait sur des bases programmatiques. Depuis trop longtemps, les Corses ont montré leur propension à la division,  le temps est venu de trouver les voies du rassemblement.

4- Dans son discours prononcé à l'occasion de sa venue en Corse le 2 février, Nicolas Sarkozy est revenu sur les péripéties rencontrées par le Padduc et a choisi d'encadrer la rédaction de ce document par un projet de loi modifiant la démarche et le contenu.

Interprétez-vous cette reprise en main d'un document de développement économique par l'Etat malgré la loi de 2002 comme un camouflet pour la majorité sortante? Une remise en cause des compétences de la CTC? Un recul institutionnel? 
D’abord je trouve pour le moins réducteur qu’on ne veuille bien retenir de ce déplacement que la partie d’un discours. Il me semble que les propositions touchant le GALSI (projet industriel d’un demi milliard d’euros !), l’ambition en terme de recherche, la volonté de maitrise du foncier, la mission confiée à l’université sont hautement symboliques de la volonté de l’Etat d’accompagner de façon apaisée le développement de la Corse. 
 La volonté de légiférer sur la portée du PADDUC consiste simplement à rendre l’exercice possible car il semble évident que tant en terme méthodologique qu’en terme de contenu, aucune majorité ne serait capable d’élaborer ce plan. Du reste il s’agit plus simplement de le rendre compatible avec la portée du grenelle de l’environnement. J’y vois donc un signe qui permettra de démystifier la portée du document et de rendre la tâche aisée  aux futurs responsables de l’Assemblée de Corse.

5- Après son discours, Nicolas Sarkozy s'est rendu à un meeting de l'UMP organisé à l'hôtel Campo dell'Oro, à Ajaccio. Que vous a dit le président? S'est-il montré agacé des nombreux atermoiements que rencontre la constitution de la liste UMP?
Ce n’est pas un secret : Nicolas Sarkozy s’intéresse à cette élection  et veillera à ce que la meilleure équipe soit rassemblée autour d’Ange SANTINI et Camille de Rocca SERRA.

6- Quel bilan tirez-vous de ces six années de mandature? 
La mandature écoulée fut essentielle même si elle ne fut pas très spectaculaire : elle est la première à ne pas s’être préoccupé de débats institutionnels. Le plan de développement de la langue corse, le soutien au développement économique avec des taux de croissance record et une région relativement épargnée par la crise, la mise en œuvre du PEI, l’investissement massif (1 euro prélevé pour 100 investis), la promotion active des énergies renouvelables, l’effort en matière d’éducation et de recherche ne sauraient être passés sous silence et participent d’un bilan dont nous pouvons légitimement être fiers.


7- Est-il possible d'exister par soi-même, en dehors de l'appareil de groupe, et d'exprimer ses convictions qui ne suivent pas forcément la position du parti? 
Présider le groupe de la majorité est une tâche exaltante qui expose et engage en même temps. J’ai chaque fois veillé à assurer la cohérence de mon groupe et s’il y a eu débat voire même divergence, j’ai toujours créé les conditions pour qu’au moment du vote la discipline collective l’emporte sur les positions personnelles. Une seule fois, je me suis moi-même incliné devant la volonté majoritaire de mon groupe en dépit de mes convictions qui restent cependant entières: je crois aux vertus de l’officialité de la langue corse ; cet avis n’était pas très partagé dans mes rangs…

8- La droite mérite-t-elle de gagner?
La droite est majoritaire en Corse.  Si la liste qui porte ses couleurs sait révéler une équipe rassemblée,  ouverte, audacieuse, et en partie renouvelée, elle recueillera j’en suis sûr les faveurs de l’opinion.




















Mardi 16 Février 2010

Actualités

La marche blanche

La mort dramatique d’Antoine CASANOVA nous renvoie à des sentiments spontanés et à des interrogations de société profondes.

Bien entendu la disparition d’Antoine nous attriste et mes pensées vont  en premier lieu vers sa famille et ses amis à qui le destin tragique vient d’arracher un être cher.

Mais ce geste irréparable doit interpeller les consciences  et nous engager durablement vers une réflexion soutenue. Le port d’armes à feu  par des jeunes témoigne tant d’une souffrance de la société que d’une banalisation de la violence. Chacun, quelque soit son statut ou son écho,  doit contribuer à faire évoluer les comportements et à engager les jeunes corses vers les voies de l’apaisement.

C’était le sens de ma présence à la marche blanche organisée à Corte hier.
     Tout en marchant, deux questions me venaient à l’esprit : j’ai marché voilà des années pour dire « basta » suite à l’assassinat de Claude Erignac et j’espérais en ce temps un sursaut. A-t-il eu lieu ?
      Enfin, voyant cette foule compacte silencieuse et plurielle, j’ai rêvé à une Corse qui soit aussi rassemblée  pour bâtir qu’elle peut l’être comme ce jour dans la détresse. Quand notre propension solidaire devant les drames saura-t-elle se muer pour fédérer des énergies positives ?



Jeudi 11 Février 2010

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La visite du Président de la République

La visite du Président de la République fut un véritable succès. Parce qu’ il a su apporter des réponses prégnantes sur des dossiers de fond tels que l’énergie, l’agriculture, la recherche, le rôle de l’université, Nicolas Sarkozy consacre le rôle et la place de l’Etat dans l’avenir de la Corse. En toute choses, nous aurons toujours besoin de l’amorçage de la puissance publique et pour le reste les corses doivent prendre leur avenir en main ; c’est bien le message que j’ai entendu pour ma part.

Jeudi 4 Février 2010

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